
Opętana
O SZTUCE
Przykuta do łóżka, schorowana Ewa z wolna traci kontakt z rzeczywistością. Ada, jej córka, mieszka w innym mieście. Mimo trudnej relacji z matką, stara się jej zapewnić godziwe warunki, w tym opiekę Joli – starszej, religijnej sąsiadki. Gdy Ewa zaczyna widzieć i opowiadać rzeczy sprzeczne ze zdrowym rozsądkiem, a w mieszkaniu dochodzi do niewyjaśnionych zdarzeń, bohaterki stają przed dylematem. Czy opowieści Ewy są zmyśleniem, następstwem galopującej demencji, czy skutkiem diabelskiego opętania? Starość nieuchronnie wiąże się z coraz większą samotnością. Gdy starzejący się rodzic jest pozostawiony samemu sobie, problem narasta. A co, jeśli owa samotność okazuje się konsekwencją kłamstw i popełnionych błędów?
Nasza sztuka to rozpisana na trzy pokolenia opowieść o rodzinie, w której kłamstwo stało się narzędziem do rozmywania granicy między rzeczywistością i fikcją. To także połączenie tematu opieki nad osobami starszymi z tytułową kategorią opętania. Czy to demonologiczne pojęcie można odczytać metaforycznie? Czy opętani, a więc wzięci w posiadanie nadludzkiej siły, możemy być przez bezradność, samotność i smutek?
informacje praktyczne
LICZBA POSTACI: 6
PRAWA AUTORSKIE: Beniamin M. Bukowski
TEKST DO POBRANIA: beniamin-m.-bukowski-opetana.pdf
WYDANIE PAPIEROWE: Beniamin M. Bukowski, Opętana, Instytut Teatralny im. Z. Raszewskiego w Warszawie 2025
wystawienia
Opętana, reż. B. Bukowski, Teatr Polski im. H. Konieczki w Bydgoszczy (2025)
nagrody
- Sztuka zrealizowana dzięki stypendium Dramatopisanie Instututu Z. Raszewskiego w Warszawie;
about the play
“The Amazing Limbourg Brothers” tells the story of three protagonist: Jean, Herman and Paul de Limbourg, medieval miniaturists who worked for Jean de Berry, duke of Burgundy.
They had never managed to finish their most renown masterpiece, The Very Rich Book of Hours. Both the Limbourg brothers and their patron died of plague in 1416. Out of twelve representations of months of the year depicted in their work some (and we do not know which) were painted by later, anonymous masters.
To represent the Limbourgs’ sudden death, the whole play is divided into twelve parts. Before each of them a Wheel of Fortune, divided into 365 fields, is set into move. There is a possibility 1 out of 365 that the play will cease immediately, if a “black death” field drops out.
The play mixes medieval and modern times and the protagonists have a kind of prophetic knowledge referring to the contemporary science, culture and politics. The text is a humorous theatrical philosophical treatise on the role of an artist, artistic freedom, social and political condition of freelancers and, finally, about death in both metaphorical and strict sense.
practical info
NUMBER OF CHARACHTERS: 4
LANGUAGES AVAILABLE:
- Polish
- English
- French
- Georgian
TEXT ACESSIBILITY AND COPYRIGHTS:
If you are interested in any of the accessible versions of the text or in obtaining copyrights, do not hesitate to contact the author via e-mail or Facebook.
The Polish version of the text is accessible directly at the webpage (you can find a download button in the Polish section of this page). It was also published in the "Dialog" magazine, no. 12/2015. All rights for the Polish version belong to the author.
The English version, to be published in 2019, translated by Anna Krajewska and Michael Hackett with support of the Adam Mickiewicz Institue for Polish Culture, is copyrighted by the author, the translators and Adam Mickiewicz Institue;
The French version, translated by Agnieszka Zgieb, was published by Edition Deuxième Epoque (2018);
The Georgian version, translated by Keti Kantaria, was published in the Georgian Anthology of Contemporary Polish Plays subsided by Adam Mickiewicz Institute for Polish Culture.
Stagings
"Niesamowici bracia Limbourg", Teatroteka WFDiF, dir. Beniamin Bukowski (movie adaptation, 2019);
"Niesamowici bracia Limbourg", dir. Daniel Jacewicz, Teatr Krypta w Szczecinie (2017);
"Les Extraordinaires Frères Limbourg", Forum des Nouvelles Écritures Dramatiques Européennes, Festival d'Avignon (2018; lecture);
"The Amazing Limbourg Brothers", dir. Alice Malin, New Plays From Europe, The Yard, London (2019, performative reading);
"Niesamowici bracia Limbourg", dir. Judyta Berłowska, Festiwal Pierwszy Kontakt, Teatr im. Wilama Horzycy w Toruniu (2017, performative reading);
"Niesamowici bracia Limbourg", dir. Beniamin Bukowski, Festiwal Nowego Teatru, Teatr im. Wandy Siemaszkowej w Rzeszowie (2016, performative reading);
"Niesamowici bracia Limbourg", dir. Justyna Celeda, Festiwal R@port, Teatr Miejski im. Witolda Gombrowicza w Gdyni (2015, performative reading).
AWARDS
- Gdyńska Nagroda Dramaturgiczna - finalist (2015);
- Gdyńska Nagroda Dramaturgiczna - winner of the Alternative Jury prize (2015);
- Award for the Best Playwriting Debut in the Contemporary Polish Drama Staging Competiton organized by Polish Theatre Institute (2017);
- Maison Antoine Vitez and French Ministry of Culture award for the translation by Agnieszka Zgieb (2017);
- Teatroteka Fest Audience Prize (2019);
- Silver Remi Award in category Art/Culture, WorldFest Houston (2019).
Les Extraordinaires Frères Limbourg
Les frères Limbourg sont des peintres et enlumineurs néerlandais de la fin du Moyen Âge. Ils sont devenus célèbres grâce aux nombreux ouvrages enluminés qu’ils ont réalisés pour le duc de Berry, notamment Les Très Riches Heures du duc de Berry. Les frères Limbourg laissèrent cette dernière œuvre inachevée lorsqu’ils moururent de la peste en 1416, la même année que leur commanditaire.
Beniamin M. Bukowski s’est inspiré de l’histoire de ces célèbres artistes enlumineurs, et de leur mécène, collectionneur acharné, le duc de Berry. Avec Les Extraordinaires Frères Limbourg, il crée un pont entre le Moyen-Âge et les temps actuels. La pièce décrit les dilemmes universels de l’artiste, ses ambitions et ses contraintes, les enjeux de la création et les relations de pouvoir dans lesquels il est pris, ses interrogations et ses craintes face à la mort — autant de motifs qui fondent les scènes de la pièce et qui demeurent valables quelle que soit l’époque concernée. Du Moyen-Âge des trois enlumineurs à notre contemporanéité saturée de représentations, il interroge la question de l’image et de la création — questions de peinture, bien sûr, mais tout autant de théâtre…
La pièce par le biais du prologue montre tout d’abord l’arrivée des trois artistes auprès de leur nouveau commanditaire. Elle annonce, par la voix de ce dernier — le duc de Berry, à la fois mécène et metteur en scène dans la pièce, est comme un symbole de la société qui lance aux artistes des défis et de hautes exigences — la structure singulière du spectacle. Elle suit l’ordre des cycles de l’année : comme le recueil des Très Riches Heures se décline selon les douze mois de l’année. La grande originalité de la pièce est la possibilité à la fin de chaque scène/mois d’interrompre définitivement le spectacle par la mort. En effet, une roue de trois cent soixante-cinq cases est à chaque fois lancée, une de ses cases étant celle de « la mort noire », dont la sortie marquerait la fin du spectacle, « sans explication supplémentaire ».
La pièce se déploie donc en douze scènes plus ou moins courtes — une par mois, une par illustration des Très Riches Heures. Celles-ci sont reproduites au début de chaque scène, accompagnées de petits poèmes-commentaires. La dernière scène, « De Illustribus », qui clôt la pièce, s’adresse au public à nouveau par la voix du duc de Berry, avec une dernière réflexion sur les pouvoirs, les séductions et les dangers des images qui se multiplient à notre époque.
Au fil de ces scènes, de ces mois et saisons, et du passage du temps, on voit les frères Limbourg au travail, dans des moments de création ou dans d’autres de doute et d’interrogations existentielles. On les voit également, à trois reprises, répondre à la commande de leur mécène de leur représenter du théâtre — car, on l’a dit, la réflexion sur la représentation et la création que déploie Bukowski dans cette pièce concerne tout autant le théâtre que la création plastique, et se plaît à ces occasions à jouer de la méta théâtralité. Au fur et à mesure, la question de la mort se fait plus prégnante : plus précisément celle de la confrontation de la création artistique avec la réalité bien présente, la mort — à travers le « mauvais air » de l’épidémie de peste qui règne alors au-dehors, et emportera les trois artistes comme leur puissant commanditaire - ouvrant alors la question artistique et éthique de la vanité. La création est une bataille avec le temps qui passe.